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2000 ans
après... l'Église
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4 Importance
« Je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Mathieu 16/18)
Cette parole bien connue du Seigneur nous place d’emblée devant l’importance de l’Église. Jésus-Christ lui-même, le Fils de Dieu, « celui par qui et pour qui sont toutes choses » veut bâtir cette Église, son Église. Il savait que cette construction ne se ferait pas sans difficulté et que toutes les puissances de l’enfer se ligueraient contre elle. Cependant le triomphe dernier de l’Église est aussi certain que la victoire finale de son chef.
D’autres passages du N.T. soulignent le grand intérêt que Dieu porte à l’Église.
« Christ a aimé l’Église et s’est livré Lui-même pour elle. » (Ephésiens 5/25)
L’aurait il aimée si elle n’avait à ses yeux une si grande valeur ? Se serait il sacrifié pour elle si elle n’avait eu pour Lui un si grand prix ?
Le but final de la mort de Christ à la croix n’était donc pas seulement le salut de l’individu mais la constitution de ce corps dont la vocation s’inscrit dans un plan aux dimensions cosmiques :
« …afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Église la sagesse infiniment variée de Dieu. » (Ephésiens 3/10)
Si Dieu attribue à l’Église un rôle si important, pouvons-nous la laisser en marge de nos préoccupations ?
Dans la Bible, plusieurs centaines de passages en parlent : le livre des Actes raconte comment les églises furent fondées, les épîtres, toutes adressées à des églises ou à leurs conducteurs, font une large place aux problèmes d’église ; dans l’Apocalypse enfin, c’est encore aux églises que l’Esprit de Dieu fait parvenir ses ultimes révélations. Si l’Église occupe tant de place dans la révélation divine, pouvons-nous la considérer comme une réalité secondaire ?
D’ailleurs, qui de nous prétendrait pouvoir se passer d’elle ? N’est ce pas par l’Église, dans la mesure où elle a été fidèle, que l’Évangile nous a été transmis ? N’est-ce pas l’Église, c'est-à-dire le Corps de Christ, l’ensemble des vrais enfants de Dieu qui nous a nourris, éduqués et corrigés dès les premiers jours de notre vie nouvelle, parce que Dieu l’a instituée pour nous faire croître normalement et harmonieusement ? (Ephésiens 4/11-15)
N’est ce pas au sein de l’Église que nous trouvons les possibilités d’action et de témoignage qui nous permettent de nous épanouir ?
4 Incertitudes
« Je bâtirai mon Église »
Lorsque nos frères du 1er siècle entendaient cette parole, ils savaient de quoi le Seigneur avait voulu parler ; cette Église, ils la voyaient s’édifier sous leurs yeux, ils la constituaient, ils la vivaient. Le chrétien du 20e siècle ne sait plus à quoi le Seigneur a fait allusion, parce que ce mot Église recouvre pour lui une foule de notions différentes.
Cette parole du Seigneur souligne pour nous l’importance et l’unité de l’Église ; elle nous dit clairement qui sera son chef et son constructeur, quel sera son avenir. Mais d’autre part, elle nous pose autant de problèmes qu’elle en résout et, à ces problèmes, chaque fraction de la chrétienté actuelle donne une autre réponse.
Autour de ces réponses différentes viennent se cristalliser les divergences les plus importantes entre les branches historiques du christianisme.
Sur qui ou sur quoi Jésus-Christ a-t-il voulu bâtir son Église ? Sur Pierre, sur la confession de Pierre ou sur Lui-même ?
Suivant quel plan voulait il la construire ? Suivant celui qu’il a transmis aux apôtres une fois pour toutes, ou suivant un plan qu’Il communiquerait au fur et à mesure aux bâtisseurs ?
De quels matériaux se servira t’il ? De tous les hommes, de tous les « baptisés » ou seulement de ceux qui, comme Pierre, confessent qu’Il est le Christ, le Fils du Dieu vivant ?
Sous quelle forme se présentera cette Église ? Devons nous chercher une Église visible ou nous contenter de l’Église invisible ?
A quelle Église s’adresse cette promesse « les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle »? A celle qui groupe le plus grand nombre de fidèles ? A celle qui prétend être l’héritière d’une évolution historique continue du 1er au 21e siècle ou à celle qui, renonçant à l’évolution, revient au modèle apostolique et persévère dans l’enseignement des apôtres ?
4 Quid
Actuellement quelque trois cents groupements religieux revendiquent, souvent pour eux seul cette appellation. Certains vont même jusqu’à anathémiser tous les autres qui, d’après eux, usurpent ce titre. Eux seuls sont l’Église !
Qui donc a le droit de porter ce nom ? Quelle communauté peut affirmer qu’elle répond à la définition que Dieu en a donnée ? Où est l’Église selon le plan de Dieu ? C’est la question qui se pose dès le début de la vie chrétienne. Le besoin de vie communautaire est une des premières manifestations de la vie nouvelle. Quelle église, parmi toutes celles qui s’offrent à lui, apportera au jeune croyant les éléments dont il aura besoin pour croître et s’épanouir ? Celle, évidemment, qui correspondra le plus au plan de Dieu, car « si l’Église ne correspond pas à la volonté de Dieu, elle a toutes les chances de nous détourner de l’Évangile au lieu de nous y conduire. » (Citation de J. de Senarclens)
Mais comment découvrir le plan divin concernant l’Église ? Qui guidera le jeune converti souvent encore hésitant dans l’étude de la Bible ?
Lorsque Jésus-Christ commença à bâtir son Église, il avait son plan. Il n’a certainement pas pu envisager de construire au hasard, d’autant plus qu’il en était l’architecte par excellence. Ce plan, il l’a communiqué aux constructeurs, c'est-à-dire aux apôtres, soit par son enseignement oral, soit après son départ par les directives transmises par le Saint Esprit, directives que les apôtres ont fidèlement suivies.
Les églises que nous discernons à travers les écrits des apôtres (actes et épîtres) sont donc des églises qui correspondent à son idée, à sa volonté. Les groupements religieux nés de l’évolution historique de ces églises primitives vers un type différent, ne pourront plus prétendre à cette conformité au plan de Dieu. L’idée que l’Église devrait évoluer au cours des siècles sous la conduite du Saint Esprit est inconnue des apôtres qui parlent « de la foi transmise aux saints une fois pour toutes »
(Jude 3) et qui demandent aux chrétiens de « ne pas aller au-delà de ce qui est écrit » (1 Corinthiens 4/6).Par Moïse, Dieu avait fait dire à Israël son peuple « Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne telles que je vous les prescrits … vous n’y ajouterez rien et vous n’en retrancherez rien »
(Deutéronome 4/2 ; Deutéronome 12/32).Dans le livre des Proverbes, il est écrit « N’ajoute rien à ses paroles de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur »
(Proverbes 30/6).« J’ai reconnu, dit l’Ecclésiaste, que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher »
(Ecclésiaste 3/14).Cela ne serait il plus vrai au temps de la Nouvelle Alliance ?
Cette Écriture sainte « inspirée de Dieu et utile pour enseigner, persuader, reprendre et former à la justice afin que l’homme de Dieu se trouve pourvu de tout et propre à toute bonne œuvre »
(2 Timothée 3/16-17) ne serait elle plus suffisante en passant du plan individuel au plan collectif de celui de « l’homme de Dieu » à celui de « l’Église du Dieu vivant » ?Le Seigneur n’avait il pas promis aux apôtres que l’Esprit Saint les conduirait dans « toute la vérité »
(Jean 16/13) ?Cet Évangile qu’il faut retenir tel que l’apôtre Paul l’a annoncé sous peine d’avoir cru en vain
(1 Corinthiens 15/1-2), ces anathèmes lancés contre quiconque, fût il ange ou apôtre Paul en personne, annoncerait un autre évangile que celui qui avait été prêché (Galates 1/7-9) ne concernent ils que l’aspect individuel du salut ? N’appelons nous pas l’ensemble des écrits canoniques de la Nouvelle Alliance « Nouveau Testament » ? Et avons-nous oublié une des règles les plus élémentaires du droit que nous rappelle l’apôtre Paul « Frères, quand un testament est établi en bonne forme, bien que fait par un homme, personne ne l’annule ou n’y fait d’adjonction » (Galates 3/15) ? Nous permettrons nous cette liberté à l’égard du Testament de Dieu ? Ne craignons nous pas qu’un jour Jésus nous reprenne comme il a repris les pharisiens « Vous abandonnez le commandement de Dieu et vous tenez à la tradition des hommes. Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour garder votre tradition » (Marc 7/8-9) ?Et tous les beaux systèmes que nous avons échafaudés ne risquent ils pas de tomber sous le verdict implacable que le Seigneur leur rappelle « C’est en vain qu’ils me rendent un culte, ils enseignent des doctrines qui ne sont que préceptes humains »
(Matthieu 15/9).Oui, craignons que toutes ces constructions humaines ne tombent un jour sous le jugement de la parole du Maître « Celui qui me méprise et qui ne reçoit point mes paroles a pour juge la parole même que j’ai annoncée ; ce sera elle qui le jugera au dernier jour » (Jean 12/48)
D’ailleurs, pourquoi aurait il fallu changer quoique ce soit au plan initial de Dieu ? Dieu ne change pas. L’homme reste le même devant Lui à travers les siècles et les civilisations différentes : pécheur, privé de la gloire de Dieu (Romains 3/21),
incapable par lui-même de faire le bien et de se sauver.Le Salut lui est accordé aux mêmes conditions : par la foi qui saisit la justification que lui offre la grâce de Dieu. Les facteurs de progrès dans la vie nouvelle restent les mêmes : la prière, la foi, la communion fraternelle. Tous les éléments essentiels de la vie spirituelle demeurent donc inchangés. Pourquoi l’Église aurait elle dû évoluer ?
L’histoire de 20 siècles de christianisme n’a-t-elle pas prouvé que la formule de l’église primitive était la seule qui convienne à tous les temps et tous les lieux, celle qui s’adapte avec le plus de souplesse aux conditions les plus diverses, qui résiste le mieux aux persécutions et réserve le maximum de possibilités à l’épanouissement de la vie spirituelle ?
Chaque fois que l’homme s’est cru plus intelligent que Dieu, qu’il a élaboré un système religieux « mieux adapté à la psychologie de l’homme, plus conforme à l’esprit de notre temps, au lieu de suivre simplement le modèle néo-testamentaire, son essai s’est soldé, à plus ou moins brève échéance par un échec dû à une difficulté imprévue.
Toutes les hérésies et toutes les déviations de l’Église sont nées de l’abandon des Écritures et du modèle d’église qu’elles nous présentent. Clément d’Alexandrie le disait déjà « On devient hérétique quand on ne se soumet pas aux Écritures. Il faut nécessairement qu’ils fassent de très grandes chutes ceux qui abordent de très grandes choses, s’ils ne tiennent pas la règle de vérité qu’ils ont reçue de la Vérité elle-même. »
« A mesure que nous avançons dans les siècles, la lumière et la vie commencent à décroître dans l’Église. Pourquoi ? Parce que le flambeau de l’Écriture commence à s’obscurcir et que les lueurs trompeuses des autorités humaines commencent à les remplacer. »
(Citation de J.H. Merle d’Aubigné)Ainsi, l’ensemble de la réforme
(Luther, Zwingli, Calvin, Wesley, Darby, Spurgeon…) affirme sa volonté de retourner aux sources de la foi, à la Parole de Dieu, là où l’eau est encore claire et pure. « Le mouvement profond et permanent de la Réformation, c’est le recours, le retour à cette divine autorité… l’autorité souveraine, plénière et infaillible de la Sainte Écriture. » (Citation de P. Courthial)« Les seuls protestants dignes de ce nom, ce sont les protestants selon la Bible » (Citation du comte A. de Gasparin).
Au fur et à mesure que le christianisme se dégage de la chrétienté, un désir de plus en plus intense de retrouver l’Église selon la volonté de Dieu se fait jour parmi les enfants de Dieu de partout. Dans tous les pays, des chrétiens soupirent après une Église libérée des servitudes que des siècles d’errements lui ont imposées ; des communautés sans nom naissent hors des frontières confessionnelles et dénominationnelles, portées par la seule ambition de réaliser la volonté divine sur ce plan du rassemblement des croyants.
A l’intérieur même de beaucoup d’assemblées et d’églises historiques, on sent un besoin nouveau de retrouver la pensée de Dieu. Derrière les montagnes de traditions humaines qui se sont interposées entre l’Église voulue de Dieu et les institutions portant aujourd’hui le nom « d’Églises », le chrétien voudrait retrouver la Pensée divine qui a présidé à la fondation du Corps de Christ. Il n’y parviendra qu’en écartant résolument tout ce qui vient de la Tradition et qui est contraire à ce que nous apprend la Parole de Dieu.
4 Rôle
4 Semaine de prières universelle 2012
4 Les autorités
4 Relation particulière avec Israël
4 Pour ton assemblée
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POUR TON ASSEMBLÉE
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Malgré toute sa
faiblesse et ses infidélités, ne te sépare pas de la paroisse dans
laquelle Dieu t'a placé, ce serait blesser, déchirer le corps de Christ. * Si elle est faible, invoque sur elle la puissance de l'Esprit. * Si elle est divisée, unis-là dans la foi. * Si elle est tiède, réchauffe-là par l'amour du Christ. * Si elle est froide, sois bouillant en elle. * Si elle est infidèle, porte-toi responsable devant Dieu de son infidélité, intercède. Et toi, sois fidèle! * Partage la souffrance de Christ en son corps malade. Reçois en toi la vie rédemptrice de Christ, en fonction de ton église. * Gagne un autre de tes frères à cette lutte de la foi. A 2 ou 3, vous serez plus forts et vous gagnerez les autres. * Ne critique pas, prie! Unis ta prière à celle de Christ qui intercède pour l'Église et qui se sanctifie pour Elle. * Ne critique pas, confesse à Dieu ce péché de l'église dont tu es membre, dont tu portes ta part de responsabilité. * Ne critique pas, demande pardon pour toi comme pour eux. * Ne critique pas, obéis. Mets-toi au service de Dieu, prêt à faire ce qu'Il voudra, où Il voudra, comme Il voudra. * Ne critique pas, aime. La charité croit toutes choses possibles à Dieu. Dans l'amour et dans la foi, il te sera donné de remonter le courant, de créer un contre-courant, et finalement le fleuve de vie qui vient d'en haut circulera de nouveau dans l'église. * Et toujours, souviens-toi que Dieu est Celui qui peut faire pour nous beaucoup plus, infiniment plus que tout ce que nous demandons et comprenons, par la puissance de son Esprit qui agit en nous. A Lui soit la gloire, dans l'Église et en Jésus-Christ, de génération en génération. AMEN! (S. Schwarz - Le temps de l'Eglise) |