« Je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Mathieu 16/18)

 Cette parole bien connue du Seigneur nous place d’emblée devant l’importance de l’Eglise. Jésus-Christ lui-même, le Fils de Dieu, « celui par qui et pour qui sont toutes choses » veut bâtir cette Eglise, son Eglise. Il savait que cette construction ne se ferait pas sans difficulté et que toutes les puissances de l’enfer se ligueraient contre elle. Cependant le triomphe dernier de l’Eglise est aussi certain que la victoire finale de son chef.

 D’autres passages du N.T. soulignent le grand intérêt que Dieu porte à l’Eglise.

 « Christ a aimé l’Eglise et s’est livré Lui-même pour elle. » (Ephésiens 5/25)

 L’aurait il aimée si elle n’avait à ses yeux une si grande valeur ? Se serait il sacrifié pour elle si elle n’avait eu pour Lui un si grand prix ?

Le but final de la mort de Christ à la croix n’était donc pas seulement le salut de l’individu mais la constitution de ce corps dont la vocation s’inscrit dans un plan aux dimensions cosmiques :

 « …afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu. »  (Ephésiens 3/10)

 Si Dieu attribue à l’Eglise un rôle si important, pouvons-nous la laisser en marge de nos préoccupations ?

Dans la Bible, plusieurs centaines de passages en parlent : le livre des Actes raconte comment les églises furent fondées, les épîtres, toutes adressées à des églises ou à leurs conducteurs, font une large place aux problèmes d’église ; dans l’Apocalypse enfin, c’est encore aux églises que l’Esprit de Dieu fait parvenir ses ultimes révélations. Si l’Eglise occupe tant de place dans la révélation divine, pouvons-nous la considérer comme une réalité secondaire ?

 D’ailleurs, qui de nous prétendrait pouvoir se passer d’elle ? N’est ce pas par l’Eglise, dans la mesure où elle a été fidèle, que l’Evangile nous a été transmis ? N’est-ce pas l’Eglise, c'est-à-dire le Corps de Christ, l’ensemble des vrais enfants de Dieu qui nous a nourris, éduqués et corrigés dès les premiers jours de notre vie nouvelle, parce que Dieu l’a instituée pour nous faire croître normalement et harmonieusement ? (Ephésiens 4/11-15)    

N’est ce pas au sein de l’Eglise que nous trouvons les possibilités d’action et de témoignage qui nous permettent de nous épanouir ?