Lorsque nous observons le début de l’histoire de l’Eglise, nous comprenons pourquoi Paul voyait une concurrence entre l’Eglise et la synagogue.

Lorsque nous lisons les écrits des pères de l’Eglise, il ressort fortement que déjà une théologie de substitution ou de rejet s’était formée.

Comment cela se développa t’il dans les siècles qui suivirent ?

« Israël a non seulement rejeté Jésus, mais les Juifs ont assassiné Dieu à la croix. Ils haïssent Dieu. C’est pourquoi Dieu hait aussi les Juifs. Les Juifs ne s’adressent pas à Dieu dans leurs prières mais à des démons. C’est pourquoi il est du devoir et de la responsabilité de l’Eglise de haïr les Juifs et de les poursuivre » (Jean Chrysostome)

C’est ainsi qu’au concile de Nicée (325), l’Eglise décida de se séparer de tout ce qui était juif (les fêtes). Israël fut de plus en plus maudit et les juifs devinrent le bouc émissaire de l’Eglise et des nations avec les conséquences que sous-entend ce verset de l’Ecriture « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront » (Genèse 12 v.3)

Parce que l’Eglise s’est revendiquée peuple de Dieu, l’Israël spirituel, l’olivier sur lequel elle a été greffée (Romains 11 v.17) s’est fendu en 2.

Dans cette longue histoire de l’Eglise, de nombreuses persécutions contre les juifs ont vu le jour. Au 14ème siècle (épidémie de la peste), 60 communautés juives furent détruites, leurs membres assassinés.

Martin Luther ne fut pas tendre envers eux. Dans son livre, il les traite de porcs, il faut brûler leurs synagogues, les chasser de leurs maisons…

A coup sûr, cet esprit anti-sémite a préparé le terrain pour l’holocauste avec Hitler.

Nous savons aussi que Jérusalem sera à la fin des temps « une pierre d’achoppement » pour le monde entier, un monde qui cherche la paix et veut la paix, mais qui ne pense pas à se repentir.